La traversée de l’Italie nous en envoie plein les yeux, mais elle nous fait aussi bien saliver les papilles.
Chaque jour sur le coup des midis, c’est le moment d’enclencher notre radar afin de trouver le magasin d’alimentation qui va nous redonner le plein d’énergie pour le reste de journée. Nos préférences : du bon jambon ou du lard, un morceau de fromage pas toujours facile à trouver car souvent déjà coupé en portion un peu grande pour un repas et un bon bout de focaccia. Mais nous avons aussi découvert les légumes cuisinés à l’huile d’olive qui sont un vrai régal ou l’incontournable vitelo tonnato qui sublime tout un repas.


Pour le souper, c’est le même challenge, trouver de bonnes spécialités, mais cette fois nous pouvons prendre le temps de les cuisiner avec notre réchaud.
Afin d’accompagner notre plat, nous espérons quelques fois trouver une bière italienne au frais dans les supermarchés. Car après une journée à boire plus de deux litres d’eau, une touche de malt et de houblon ne devraient pas nous faire de mal. D’ailleurs nous avons trouvé notre favorite, le meilleur rapport qualité-prix selon nous, la bière sarde : Ichnusa non filtrée.
Une fois le campement installé, nous trinquons aux kilomètres parcourus pendant la journée, bien installés dans nos petites chaises de voyage.
Retour sur les routes : les derniers jours, ont été remplis de rencontres et d’expériences nouvelles. Des journées enrichissantes qui donnent encore plus de sens à notre retour en selle chaque matin.

Nous reprenons notre route en direction de Brescia. Une fois dans la périphérie de la ville, nous apercevons un grand dôme en cuivre vert. Cela pique notre curiosité et nous nous rendons au centre-ville. Arrivés à la Piazza Paolo VI, nous découvrons la magnifique cathédrale Di Santa Maria Assunta. Puisque l’endroit est intéressant et libre d’accès, nous profitons d’en visiter les lieux avant de continuer notre chemin.

Est-ce que notre journée n’aurait pas dû s’arrêter ici ? Car au moment de ressortir de la ville le ciel commence à s’assombrir et à devenir de plus en plus menaçant au-dessus des montagnes. Malgré tout, nous continuons vers notre objectif (camper au bord du lac de Garde) car nous n’avons malheureusement pas prévu de plan B. Nous pensons naïvement que le ciel devrait s’améliorer d’ici l’arrivée au lac.
Que nenni. Une fois arrivés en bord de lac, les éclairs ont déjà commencé à illuminer les alentours et les premières gouttes se font ressentir. Très rapidement, nous allons en direction d’un camping, la réceptionniste nous informe que la météo est très mauvaise et nous fait comprendre que nous serons les seuls sous tentes. Pas grave, prenons le risque et installons la tente proche du restaurant et des toilettes du camping.
À peine terminé de monter la tente, la pluie commence à tomber. Le timing est parfait, nous sommes à l’abri et bien seuls dans les parages. Nous attendons une légère accalmie afin de nous réfugier dans le restaurant du camping pour déguster une succulente pizza.
Nous passerons la soirée à table jusqu’à ce que le restaurateur nous coupe le wifi. Un signe qui ne trompe pas en guise de message qu’il est l’heure de partir.


Au petit matin, les orages ont été sûrement moins violents que prévus et nous avons même la chance de faire sécher nos affaires avant le retour des précipitations.
Avant de nous rendre à l’appartement réservé la veille, nous passons par la case machine à laver le long du chemin (dans une laverie self-service) afin de redonner une douce et agréable odeur à nos vêtements. L’hygiène c’est quand même important. 😉
L’appartement réservé nous donne la possibilité de travailler sur la future vidéo YouTube ainsi qu’aux présents articles que vous pouvez lire sur notre site.
Nous en profitons aussi pour organiser les itinéraires des prochains jours ainsi que de futures retrouvailles avec des cyclovoyageurs rencontrés un peu plus tôt dans la semaine.
Pour mettre un peu plus d’images sur nos mots, découvrez notre deuxième épisode YouTube.