La tempête s’est calmée et nous pouvons enfin apprécier le bord du lac de Garde.

Nous visitons la ville de Sirmione afin de se dégourdir les jambes puisque les vélos sont interdits dans cette cité médiévale. Nous passons une partie de l’après midi à nous balader dans les ruelles avant de rejoindre le camping.

Après une nuit reposante au bord du lac, nous prenons la route pour Vérone afin de nous rendre dans un camping situé dans les hauteurs de la ville. La route qui nous conduit du lac de Garde à la ville de Roméo & Juliette nous fait traverser de nouveaux paysages. Entre rivière et forêt, nous finissons aux beaux milieux d’hectares de vignes qui commencent à devenir vertes. Le décor est super beau et nous rappelle nos dernières vacances en France.
Nous arrivons finalement sur le coup des midis dans les hauteurs de la ville et le balcon naturel du camping nous offre une vue grandiose sur la cité. Une belle récompense apparaît après avoir parcouru quelques beaux lacets pour atteindre cet écrin verdoyant.
Une fois le campement installé, nos copains cyclistes rencontrés sur Instagram (Aurélie et Marc) arrivent et nous sommes heureux de les retrouver. Nous entamerons rapidement la discussion avec un autre voyageur à vélo francophone déjà installé depuis plusieurs jours, Karl.



Nous faisons la visite de la ville chacun de notre côté à sa façon et nous nous retrouvons finalement tous au bord de la rive avec les lueurs du coucher de soleil. L’ambiance est festive, nous trinquons à ces nouvelles rencontres avec une célèbre bière sarde non-filtrée.

Nous gardons un excellent souvenir de cette ville qui est très jolie et dans laquelle nous avons passé de bons moments d’échanges avec d’autres cyclovoyageurs.
Le jour suivant, nous prenons la route ensemble afin de bivouaquer en fin de journée au sud de la ville de Vicense. Durant la journée, nous continuons de parcourir de magnifiques vignobles et nous traversons la très belle ville médiévale de Soave.
Jours du Seigneur oblige, tous les magasins sont fermés et nous cherchons désespérément quelques légumes ou une sauce tomate pour accompagner nos céréales stockées dans nos sacoches en guise de souper. Mais nous ne trouverons rien jusqu’à atteindre une petite maison en bordure de forêt. Il y a des gens dans le jardin, nous leur demandons avec courtoisie dans notre Italien très approximatif de remplir nos gourdes d’eau. Quand l’homme de la maison s’approche du portail nous échangeons 2-3 mots et quelques sourires jusqu’au moment où il nous dit qu’il a appris le français à l’école et qu’il a fait quelques voyages professionnels en Suisse.
Des rencontres spontanées comme on les aimes et avant de repartir, il nous demande s’il ne nous manque pas quelque chose et nous offre donc une précieuse boîte de sauce tomate.
Karl, le Français de l’équipe, équipé d’un fat bike a pris d’autres routes que nous durant la journée mais nous retrouve dans la forêt quelques centaines de mètres après notre stop chez la généreuse famille. Nous continuons la route jusqu’au village suivant avant de reprendre chacun notre type de route.
La suite du trajet nous conduit au bord d’un petit lac qui nous semblait perdu sur la map, mais une fois arrivés nous nous rendons compte que c’est un lieu très prisé le dimanche. Finalement, on profite des quelques guinguettes pour faire l’apéro avant de rejoindre notre spot de bivouac.

Un spot pas facile à trouver, mais une fois installés, nous passerons une seconde très belle soirée ensemble. Durant la préparation du souper, nous ajoutons chacun une épice différente pour accompagner notre quinoa-lentilles-sauce tomate. Le résultat est délicieux pour un repas qui ne s’annonçait pas fou quelques heures auparavant.
La nuit est paisible dans la forêt où les derniers chants d’oiseaux et le bruit des grillons nous bercent dans les bras de Morphée.
Le lendemain matin malheureusement c’est le bruit d’une grosse averse qui nous réveille. Nous rangeons nos affaires trempées cette fois-ci. Un bref au revoir à nos acolytes de voyages qui sont sortiront de leur tente plus tard dans la matinée.
Nous donnons nos premiers coups de pédale du jour sous la pluie diluvienne jusqu’à atteindre la première station essence pour y boire un café pour Bryan et un thé pour Fiona et y manger un croissant, le temps de sécher et de reprendre des forces. Les kilomètres défilent vite le long d’une piste cyclable bien aménagé, bordée d’arbres qui doivent rendre cette route forte agréable sous un soleil de plomb.
De la météo un peu médiocre des derniers jours, s’en suit notre premier problème technique sur nos vélos : les freins ont commencé à ne plus freiner durant une longue descente.
Sous la pluie nous avions donc rouler avec précaution en attendant d’avoir du wifi pour trouver un tutoriel dans le but de faire la réparation.
Nous arrivons en milieu d’après-midi chez notre hôte Warmshower. D’ailleurs chez lui c’est un peu particulier, il a installé une petite caravane dans son jardin pour accueillir les voyageurs à vélo.
Nous profitons de sa grande propriété pour faire sécher note matériel de camping. Une fois les affaires réparties sur les cordes à linge, Bryan prend le temps de chercher une solution à notre problème de freins sur Internet. Quelques minutes suffisent sur YouTube pour comprendre que les freins n’ont pas été réglés correctement depuis l’achat de nos vélos.
Nous avons toujours trouvé étrange la façon dont nos vélos freinaient mais puisqu’à la première révision du vélo, le mécanicien n’avait rien détecté, nous pensions simplement que le mélange frein hydro/mécanique était simplement moins puissant qu’un système purement hydraulique comme on le trouve sur la majorité des vélos actuels.
Mais lorsque qu’ils n’ont presque plus du tout freiné, cela a bien confirmé que le problème ne venait pas du type de frein mais plutôt de son montage.
En suivant un tutoriel YouTube, Bryan a remarqué que le câble d’acier entre la manivelle et l’étrier qui actionne le piston avait été beaucoup trop tendu et l’étrier du mécanisme arrivait en buté mécanique.
Une fois le réglage corrigé, nous pouvons finalement vous confirmer que le sytème hydro/mécanique est tout autant puissant qu’un sytème classique.
Après deux jours dans la petite caravane, nous quittons notre hôte Warmshower serein et avec des skills techniques en plus pour le reste du voyage. Nous sommes prêts à reprendre la route direction Venise. 20 km nous séparent de la ville des amoureux. Sur les derniers kilomètres, on croise une dernières fois nos amis Vaudois, Aurélie et Marc dans le sens inverse, qui rentrent gentiment en Suisse.
Cette fois-ci, la météo est plus clémente et nous pouvons prendre le temps de nous souhaiter le meilleur pour la suite de nos aventures respectives.
Nous continuons rapidement pour rejoindre la ville de Mestre, où nous installons notre tente au camping de Venise pour ensuite foncer prendre le bus.
C’est parti pour faire plus de pas que de tours de pédale pour une fois.
L’arrivée à Venise fut grandiose pour Fiona, car c’était la première fois qu’elle voyait cette ville au caractère si particulier. On peut visiter toutes les grandes villes d’Europe, elles auront toutes un cachet mais Venise est bien différente, son ambiance, ses couleurs en fin de journée, sa vie en dehors des grands espaces touristiques et les canaux qui peuvent vite la transformer en labyrinthe, rendent le tout très unique. Fiona s’en donne à cœur joie avec son appareil photo.












Nous profitons d’une petite ruelle calme et moins touristique pour y boire un spritz et déguster une part de pizza.
La fin de journée s’achève les jambes plus fatiguées qu’une journée de vélo, mais la tête remplie de souvenirs.
Le lendemain nous reprenons la route direction la mer que nous verrons finalement seulement arrivés au camping de Caorle. La route pour y arriver n’est pas des plus palpitantes mais par chance, nous rencontrons deux Hollandais qui voyagent à vélo comme nous. Nous partageons quelques kilomètres ensemble à notre plus grand plaisir, à échanger nos bons moments du voyage et des futures destinations. En parlant de souvenirs, ils se sont demandés en mariage la veille à Venise. Nous les félicitons !
Nos chemin se quittent à l’heure du repas. Peut-être nous reverrons nous dans d’autres contrées.
Pour mettre plus d’images sur ces mots, voici les deux épisodes YouTube correspondants :