Le Japon à vélo

Le Japon à vélo. Voici une idée folle qui nous a traversé l’esprit durant les premiers mois de notre aventure. Le fameux Pays du soleil levant, celui qui fait rêver plus d’un d’entre vous. Depuis la Corée du Sud, nous profitons de la proximité pour nous rendre au Japon en ferry de nuit. Nous nous acclimatons d’ailleurs directement à une coutume du pays : la compagnie du bateau étant japonaise, nous passons notre première nuit sur des futons en guise de lit.

Au matin de notre arrivée sur le territoire, nous prenons la direction de notre hôte Warmshower et sans le savoir, ce sera le début des grands changements de notre itinéraire. Pendant tout notre séjour en terre japonaise, notre trace changera au fur et à mesure des rencontres et recommandations afin de visiter les meilleures endroits avec nos vélos.

En plus de belles rencontres et des somptueux décors, c’est aussi dans ce pays que nous expérimentons les « Free Walking Tour » dans les grandes villes que nous visitons.

Notre traversé du Japon aura été une expérience intensive et nous vous recommandons vivement de prévoir plus de 5 semaines si vous voulez faire un tour similaire à vélo.


EN QUELQUES CHIFFRES

  • 13e pays de notre voyage de la Suisse à l’Asie
  • 34 jours dans le pays dont 25 jours de vélo
  • Env. 1390 km et 11100 mètres de D+
  • Pays traversé en Octobre 2023

ITINÉRAIRE

Nous n’avons malheureusement pas trouvé d’itinéraire d’autres cyclovoyageurs afin de nous en inspirer. Nous avons donc fait confiance à Komoot puis avons peaufiné notre trace en fonction des rencontres et de leurs recommandations afin de passer par de magnifiques routes.

La traversée de l’île de Shikoku et le tour du Mont Fuji font intégralement partie de nos coups de cœur.

Les repères sont les endroits où nous avons dormi. Vous pouvez retrouver notre itinéraire exact du Japon à vélo sur notre compte Komoot.

ROUTES

Selon votre itinéraire, vous pourrez facilement vous retrouver presque seul sur les routes, et même de temps en temps suivre des pistes cyclables. À l’approche des villes, la circulation augmente. Encore chance que les Japonaises roulent de petites voitures car certains ne portent pas très attention au cyclistes sur la route. Dans le pire des cas, nous avons simplement rouler sur le trottoir avec les citadins (et les quelques autres bicyclettes). Si on a un conseil : évitez au maximum les villes et ne gardez que les grandes villes en ligne de mire pour les visiter (n’hésitez d’ailleurs pas à utiliser des ferrys). Mais surtout, profitez de la campagne qui est juste magnifique et avec clairement moins de monde sur les routes.

HOSPITALITÉ

Bien que presque tout est traduit en anglais, la frontière de la langue est bien présente. Mais cela n’a pas empêché une grand-maman de nous glisser un billet dans les mains pour que nous nous offrions un bon repas avant de finalement nous tirer par le bras pour nous inviter dans son restaurant préféré.

Un matin en plein milieu d’un parc d’une zone résidentielle, un grand-papa qui nous avait repérés la veille, est venu nous offrir quelques fruits de son jardin. Le genre de petits gestes qui fait énormément plaisir.

Hormis cela, nous n’avons pas eu énormement d’autres contacts avec les gens du pays qui sont souvent restés sur la réserve.

Un autre sujet qui nous a surpris, c’est d’avoir été refusés dans certains restaurants car (selon nous) ils étaient apparemment réservés uniquement aux locaux. Nous avons même assisté à une scène où un local à demandé au serveur de déplacer des Européens assis à côté de lui. Quelques gestes surprenants qui nous laissent un goût mitigé sur la personnalité de certains habitants.

LOGEMENTS

Aux premiers abords, le bivouac peut sembler compliqué car les habitations sont nombreuses. Mais l’on remarque rapidement que si l’on ne cuisine pas et que l’on est discret, on peut dormir facilement dans les parcs publics. Nous nous sommes toujours installés après la nuit tombée et avons levé le camp tôt le matin. De plus, saluer les habitants dans leur langue et leur sourire s’ils semblent intrigués par votre présence, peut être un bon geste de courtoisie.

L’hôtel reste relativement cher. Mais dormir dans des chambres privatives (avec salle de bain commune ou privative) dans des auberges de jeunesse est une très bonne option. Ces dernières sont souvent très bien agencées et entretenues, loin des hostels de fêtards qui pourraient nous venir en tête. Nous avons d’ailleurs expérimenté et apprécié à plusieurs reprises, dormir dans des chambres traditionnelles avec tatami et futons.

Une autre astuce pour le bivouac, est de terminer les journées de vélo par un onsen. Ces bains publics traditionnels japonais sont souvent à un prix abordable ~5€ par personne afin de détendre ses muscles, mais aussi de prendre une douche et d’utiliser des toilettes toujours très propres. Une expérience que nous vous recommandons fortement !

SPÉCIALITÉS CULINAIRES

Ici, on retrouve un vaste choix de plats cuisinés dans les convenience stores (magasins de proximité vendant tout un tas d’articles de première nécessité) mais aussi et surtout, la possibilité de manger des sushis excellents, à prix défiant toute concurrence dans les supermarchés et dans les chaînes de tapis roulant. D’ailleurs, à l’approche de la fermeture, vous trouverez de très bonnes promotions aux rayons frais des grands supermarchés. On a également découvert les nouilles de type Udon et aussi qu’il y avait plusieurs façons de cuisiner la célèbre omelette japonaise, l’« Okonomiyaki » (nous avons une préférence pour la version d’Hiroshima).

Nous avons aussi dégusté d’excellents fruits comme la mandarine et la poire en passant pas les kakis. Un régal de retrouver différents fruits après un mois à manger des bananes. Etant sur place à la saison des patates douces, nous nous sommes délectés de ces dernières proposées chaudes.

On s’est également régalé avec les Takoyaki originaire d’Osaka, des boulettes de pâte contenant des morceaux de poulpe cuits. On les trouve facilement dans des échoppes de rue et sont parfaites pour une pause en milieu d’après-midi ou pour l’apéro.

Sans oublier les dégustations de KitKat ou de Moshis qui ont ravi nos papilles après chaque repas.

INFOS PRATIQUES

  • Carte SIM : nous avons trouvé notre carte SIM chez Yodobashi Camera. Il propose une belle palette de forfait. D’ailleurs si vous voulez acheter de l’électronique, c’est LE magasin où aller.
  • Banque : retraits dans les ATM des convenience stores principaux comme le Lawson avec des frais de 220JPY ( 1,3 CHF). Notre carte de crédit a fonctionné partout mais c’est toujours nécessaire d’avoir de l’argent liquide sur soi. Nous avons remarqué que payer sans contact était beaucoup moins populaire, voire pas possible.
  • Pour les Suisses, si vous couplez cette astuce avec une carte Neon Metal vous n’aurez simplement aucun frais de retrait du côté de votre banque suisse. Si vous souhaitez ouvrir un compte dans cette avantageuse banque suisse en ligne, n’hésitez pas à utiliser le code « lebruitdugravier ». Vous recevrez 10 CHF sur votre compte et nous aussi. C’est win-win et en plus ça soutient notre travail.
  • Lien d’une carte avec les campings gratuits, les sources d’eau chaude et les Michi no Eki (station routière de repos)
  • Un article de blog avec de précieuses astuces pratiques pour visiter Universal Studio Japan dans les meilleures conditions
  • Lien de réservation du Free Walking Tour à Hiroshima

NOS POINTS POSITIFS ET COUPS DE COEUR

  • Des paysages magnifiques et des températures clémentes au mois de octobre qui donnent un cocktail parfait pour traverser le Japon à vélo.
  • Nous avons eu clairement un coup de cœur pour Hiroshima. C’est une très belle ville et loin du tourisme de masse des autres villes.
  • La journée inoubliable à Universal Studio et son univers Mario ! 
  • Le free walking tour à Hiroshima 
  • Le château d’Osaka et aussi les autres petits temples éparpillés dans la ville 
  • Les salles d’Arcades pour jouer à Mario Kart
  • La photogénie de ce pays
  • La nourriture

NOS POINTS NÉGATIFS ET REGRETS

  • De n’avoir pas planifié une semaine de plus. Car un peu plus de 4 semaines, c’était vraiment trop court pour parcourir autant de kilomètres et visiter des lieux.
  • La vague de touristes à Kyoto. Vraiment beaucoup trop de monde. Quand on voyage à vélo on prend l’habitude d’être dans des lieux peu touristiques. Forcément, on ne se sent pas à notre place quand une rue est noire de monde ou qu’il faut faire une file d’attente pour la moindre chose.

EPISODES YOUTUBE

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